
German ARCE ROSS à la XXIIIe Biennale de Paris VIe
Organisée par la Mairie du VIème arrondissement de Paris et le Rotary International

Invitation à l’exposition
Chers Amis,
j’ai le plaisir de vous inviter à la XXIIIème Biennale des Artistes de Paris VIème.
Elle aura lieu du 15 octobre au 7 novembre 2026 à la Mairie du VIème arrondissement.
Au 78 rue Bonaparte 75006 Paris.
Du lundi au vendredi de 11h30 à 17h00, le jeudi jusqu’à 19h00 et le samedi de 10h00 à 12h00.
Entrée libre.
Présentation
Voici la photo définitive qui est une miniature de la très grande version finale, en super résolution, avec une amélioration générale, plus d’illumination et la suppression de quelques détails indésirables.
L’effet voulu est proche des photos solarisées de Lee Miller et Man Ray lorsque, par accident, ils ont allumé trop tôt la lumière de la chambre noire en développant un négatif. Le résultat obtenu c’était comme mettre « il cielo in una stanza ».
La Danse solarisée appartient à une série de quelques dizaines de photos prises au coucher de soleil, à Punta Hermosa, Plage Señoritas, en février 2025.
Danse solarisée à Punta Hermosa
La solarisation – ou surimpression passagère de lumière au négatif en train de développer tout en lui accordant un effet de surexposition contrastant avec un autre de sousexposition —, apparemment découverte par Lee Miller et Man Ray, au début du XXème siècle, est apparue lors d’un petit accident de lumière dans la chambre noire.
En termes généraux, on pourrait penser qu’il s’agit pourtant d’une redécouverte car une autre technique plus ancienne et donnant des résultats proches de la solarisation, réalisée par Paul Sabatier et appelée Effet Sabatier, était connue depuis 1862. Cependant, l’effet Sabatier ne doit pas être confondu avec la véritable solarisation, car il consiste tout simplement en une inversion du négatif en positif et non en une surexposition du négatif.
« La solarisation consiste à voiler les parties pâles d’une image photographique, négative ou positive, en l’exposant en cours de développement à une lumière actinique blanche ou colorée. Il se produit alors essentiellement deux choses, une inversion des zones voilées (elles deviennent négatives si elles étaient positives) et la formation d’une ligne de démarcation blanche, la ligne de Mackie » (DESILET, Antoine & WEBER, Roland, Je Développe mes photos. Tous les secrets de la chambre noire, Éditions de l’Homme, Montréal, 1973). Eh bien, à moi, ce qui m’intéresse dans cette série de photos c’est plutôt de renforcer la ligne de démarcation, ou ligne de Mackie, qui se trouve entre l’ombre et l’intense lumière du fond.
La ligne de Mackie est considérée comme « l’effet d’adjacence le plus courant » présent au bord d’un objet visuel subissant la solarisation, c’est-à-dire comme la ligne blanche qui se forme « à un accroissement brusque de la densité aux bords » (C. E. Kenneth Mees, Theory of Photographic Process, 1942).
Si ces deux techniques et ces deux types d’effets – la solarisation et l’effet Sabatier – sont très proches, nous pouvons aujourd’hui les obtenir également en numérique mais avec une technique différente. Ou plusieurs.
De mon côté, je n’effectue pas seulement la partie dite de développement du cliché, ce qui implique déjà un certain travail. Plus que cela, je pars du cliché lui-même, toujours en numérique, en mode RAW évidemment, mais également et surtout des conditions spécifiques de la prise de vue.
J’essaie avant tout d’obtenir des ombres épaisses, soutenues, intenses, en plaçant mon modèle à contre-lumière. L’idée est de capter plus l’ombre que le modèle lui-même, soit en le photographiant directement contre la source de lumière, soit en photographiant au contraire son ombre projetée sur une surface en face de lui.
La photographie que je présenterai à la Biennale de Paris VIème a été rendue possible en proposant à ma fille Flore de se placer contre l’intense lumière du coucher du soleil projetant l’ombre de ses mouvements sur l’un des murs de l’appartement situé juste en première ligne de la Plage Señoritas (Punta Hermosa, Lima), en février 2025.
À ce point précis de la plage, en pleine orientation ouest, chaque jour de l’été, nous avons en permanence une multitude de tableaux naturels où l’océan Pacifique nous délivre sa majesté et une beauté qui nous transporte. Un peu avant 18h00, toute la pièce principale devient baignée par l’intense lumière d’un somptueux sunset qui, traversant la terrasse de l’appartement, plonge gracieusement dans les vagues surfeuses de la Plage Señoritas comme de la Plage Caballeros. Sans aucun doute, pour réussir une solarisation vraiment affirmée, réellement nette et précise, et avec des ombres denses, profondes, il vaut mieux être situé au centre stratégique de la plage.
Chasseur de reflets et d’ombres, le photographe peut alors laisser le modèle danser à sa guise selon la musique des rayons du soleil se reflétant sur le vaste velours de l’océan. Et, face à ce spectacle hélio-océanique, les azulejos de l’été renvoient avec grâce et mystère la sublimation d’une telle propulsion scopique.
Caractéristiques de l’œuvre
Crédits
- Titre : Danse solarisée
- Photographe : German ARCE ROSS
- Modèle : Flore ARCE ROSS
- Lieu : Plage Señoritas, Punta Hermosa, Lima
- Année : 2025
Prise de vue
- Technique : Solarisation (Man Ray & Lee Miller)
- Appareil Nikon D7500
- Format RAW
- Espace colorimétrique RGB
- Focale 29 mm
- Ouverture f/8
- Temps d’exposition 1/160
Impression pour l’exposition
- Dimensions : 60×90 cm
- Papier : Impression Fine Art Hahnemuhle Rag 308g
- Cadre en aluminium
- Marges blanches de 5 cm
Prix
- Prix de l’œuvre exposée avec cadre en aluminium, marges blanches et papier Fine Art très haut de gamme : 650,00 €
GAR, Paris, le 4 juillet 2026









