German ARCE ROSS. Exposé présenté à Strasbourg, 1999.

Texte publié, sous le titre « Le Refus anorexique », in : L’Hystérie clinique contemporaine. Carnets cliniques de Strasbourg, 2. Antenne Clinique de l’Institut du Champ freudien, Strasbourg, 2000, pp. 125-132.

Hystérie et hystérisation

De l’étude de l’hystérie clinique, celle du sujet hystérique souffrant de sa relation à un maître, Freud parvient à la découverte de l’hystérie analytique, celle qui opère sans maître et que Lacan appelle hystérisation du discours. En réponse au symptôme somatique, le médecin, en tant qu’il représente avec prestance la maîtrise du savoir, est bien obligé de rejeter hors de son champ le sujet qui lui amène ce corps hystérisé et est contraint de traiter une hystérie sans hystérique[1]. De son côté, l’analyste, et Freud en premier, pour accueillir et traiter une telle demande rejetée de l’ordre de la science, doit se poser sans faire le maître. Dans ce sens, il doit être docile au sujet hystérique, lequel ne travaille que sans maître[2].

Être docile au sujet hystérique voudrait dire que, dans le discours de l’analyste en tant que discours sans parole[3], ce qui fait fonction d’agent du discours libre de l’analysant n’est ni un autre sujet, ni un représentant du savoir médical ou du savoir universitaire, ni encore un représentant privilégié de l’inconscient du sujet, mais plutôt un reste déchu du langage. Dans le discours de l’analyste, l’agent n’est pas un maître. Si l’analyste y fonctionne en tant qu’il est docile au discours du sujet, celui-ci peut alors entamer un processus dit d’hystérisation sans maître.

Cependant, avant d’en arriver là, l’hystérique peut tout d’abord se placer, dans son rapport à l’Autre et par identification au signifiant maître, dans une pure relation de maîtrise. Il s’agirait là des effets primaires du discours de l’inconscient. Toutefois, cette position de maîtrise peut avoir comme variante l’amour épistémologique, où le sujet se complaint à extraire sa jouissance de l’exercice du savoir. Les phénomènes inhérents étant ceux qui tournent autour d’une rationalisation des effets de l’inconscient, ce qui définit la position discursive dite de l’Université (laquelle serait proche d’une modalité obsessionnelle). Pour un sujet hystérique, l’entrée en analyse pourrait se faire ainsi par une relation identificatoire à la fonction de la maîtrise, selon les modalités discursives inconsciente ou universitaire (obsessionnelle). Partant de la position du maître en tant qu’agent du discours, le sujet devra opérer un quart de tour pour accéder à se reconnaître lui-même comme étant l’agent de son hystérisation. Ce changement lui permettra d’opérer une deuxième et véritable entrée en analyse[4], laquelle se fait lorsque le sujet accède au discours hystérique.

Jusque-là néanmoins, dans ces trois discours, bien que selon des modalités différentes, il y a un sujet hystérique avec un maître. En revanche, ce que la présence et la posture éthique de l’analyste instituent est une forme paradoxale d’hystérisation car il s’agit d’une hystérie sans maître. Dans le discours de l’analyste, si maître il y a il n’est ni agent ni Autre de la parole ni encore sa vérité, mais bien la production que l’on attend d’une telle prise de parole : une production déconnectée du savoir qui, autrement, lui apporterait une fonction de maîtrise. Les signifiants maîtres produits au fil des séances et notamment à la fin de l’analyse, n’ont plus ainsi aucune véritable fonction de maîtrise.

Si « l’hystérique est ce que l’hystérie ne peut dire »[5], dire finalement l’hystérie, dans et par le procès analytique, revient à déconnecter le sujet de son maître, c’est-à-dire de ce savoir inconscient auquel il est suspendu et aliéné. Si, dans l’hystérie clinique, le sujet fait traverser son corps par l’énigme d’une question sans autre réponse que la conversion somatique, et ainsi faisant somme l’Autre du savoir d’y répondre, dans l’hystérisation sans maître, le sujet parvient finalement à dire l’hystérie, se plaçant cette fois-ci non plus comme objet mais comme sujet du savoir. De son côté, l’analyste suppose un sujet savoir, ce qui permet l’hystérisation du savoir chez le sujet. De l’autre côté, le sujet analysant, de par son hystérisation contrôlée, produit effectivement le savoir inconscient.

Le maître de l’hystérique… est-ce l’inconscient ?, est-ce le savoir ? L’analyse lacanienne de l’hystérie clinique nous apprend que le maître de l’hystérique est représenté par son symptôme[6]. Tout le problème de l’hystérique est qu’elle met son maître (son symptôme) à la place de l’esclave, cherchant à produire par là un savoir comme moyen de jouissance.

Ce n’est qu’à condition de se faire la maîtresse d’un maître châtré, qu’elle peut entrer dans la dialectique du désir de l’Autre. Dans la relation à l’Autre, l’hystérique construit un symptôme qui se spécifie d’être refus du corps. S’identifiant à la jouissance du maître, comme chez Dora[7], l’hystérique se refuse, en tant que corps érotisé, à la jouissance de l’homme, de telle façon que sa jouissance se suffit parfaitement à elle-même.

 

Dégoût boulimique et refus anorexique du corps

Véronique, jeune femme dynamique et inquiète, exerçant une profession dans les finances et mariée depuis peu, vient en analyse parce que, même en dehors de ses fortes crises de boulimie, elle ne cesse de penser à la nourriture. Le symptôme principal, qui dure depuis l’âge de 15-16 ans, est une alternance entre des accès boulimiques, dont les produits salés sont la dominante, et des périodes d’anorexie qui peuvent durer jusqu’à quinze jours. Sans aucune faim, Véronique peut dévorer, pendant deux à trois heures et parfois pendant toute une journée, des pâtes, de la baguette, tous types de fromage, de la confiture, des pizza, des gâteaux apéritifs… ensemble avec des boissons sucrées. Pendant ces moments, elle ne ressent aucun goût et mange plutôt jusqu’à éprouver du dégoût.

Ces troubles bipolaires de la conduite alimentaire respectent un cadre pré-programmé. L’objet oral est consommé très vite et sans trop penser, lorsqu’elle se trouve totalement seule et devant la télévision. Ensuite, une pause est marquée pendant laquelle elle regarde toujours la télévision, allume une cigarette et suce son index gauche. En même temps, elle fait recours à ses « doudous » (deux foulards sales et déchirés) qu’elle caresse d’un mouvement de la main droite. L’importance de ces objets se trouve dans l’odeur et dans l’aspect tactile. Finalement, la compulsion à manger reprend et elle se laisse aller jusqu’à saturation et vomissements.

Fille d’un militaire très probablement paranoïaque et d’une mère maniaco-dépressive, Véronique a beaucoup souffert, lors de sa petite enfance, de l’extrême rigidité du père et de la forte angoisse chez la mère pendant les soins alimentaires. N’ayant pas eu une éducation où l’hygiène était très importante, elle serait devenue aujourd’hui « maniaque de la propreté » par compensation. Mais, lors de ses crises de boulimie, elle laisse son corps sombrer dans la saleté, « comme si [son] corps ne [lui] appartenai[t] pas » —.

La patiente situe les facteurs déclenchants des crises dans les moments où elle se sent toute seule, dans toute situation de fatigue ou de stress, lorsqu’elle éprouve un fort sentiment de culpabilité ou à l’occasion d’événements émotionnels forts, comme des graves contrariétés, où elle garde tout pour elle« quand je suis en colère contre quelqu’un, je me mets à manger » —. Partant de l’analyse des rechutes, où le besoin du sujet de réagir à l’Autre par le biais de son corps est indéniable, nous avons pu identifier plusieurs facteurs conduisant à la cristallisation des troubles alimentaires. Ces facteurs se sont combinés et ont tous le caractère de ruptures d’avec l’Autre parental, des ruptures ayant un sens et une signification alimentaires.

1. Rupture alimentaire d’avec la mère. Véronique a été confrontée, dès son plus petit âge à une absence presque totale de la mère, justifiée par la pathologie de celle-ci, dans les tâches alimentaires — « ma mère ne faisait jamais très bien à manger. D’ailleurs, je n’ai aucune image de ma mère en train de faire à manger » —. Notons que, pour Sancdor Radó, les tourments de la faim du nourrisson en abandon sont les précurseurs de l’auto-punition[8], dans le sens où une première tryade, culpabilité—expiation—pardon, peut être mise en corrélation avec une deuxième série ternaire qui décrit les expériences de la première enfance : rage—faim—boire du sein de la mère. Dans cette perspective, le point de fixation du symptôme serait à définir, plus précisément, dans la situation de faim du nourrisson et ses vicissitudes, dans la situation de pénurie et de abandon maternel, bref, dans la situation de jouissance (« bliss », « enjoyment ») à caractère oral du nourrisson que Radó appelle orgasme alimentaire (« oral-narcissistic bliss », « alimentary orgasm »).

Le début des crises ont eu lieu, à 15-16 ans, à la veille du divorce de ses parents, événement qui l’a beaucoup affectée et dont elle tire un fort sentiment de culpabilité. Principalement, elle se reproche d’y avoir pris le parti de sa mère et se sent comme la « décharge », ou la poubelle, de la mère — « j’ai l’impression qu’elle m’en veut car j’étais de son côté au moment de son divorce. Quand je pleure, c’est toujours en pensant à ma mère. Elle se décharge tellement sur moi » —.

2. Rupture alimentaire d’avec le père. Le père est la cible de multiples reproches articulés à des références alimentaires. Par exemple, elle lui reproche d’avoir été boulimique de travail  — « il ne s’est jamais occupé de nous. Il n’a jamais fait que travailler. Pour lui, il n’y a que l’argent qui compte » —, de n’avoir jamais dîné avec ses enfants — « on n’a jamais eu de repas correct en famille » —. D’ailleurs, la propre boulimie de travail de Véronique, lors des moments où elle est plutôt anorexique, semble s’expliquer par une identification au trait paternel. Mais aussi par le fait que cette conduite à caractère symboliquement alimentaire se pose en tant que refus névrotique du père, agissant notamment autour de l’objet argent — « j’aimerais ne plus être attachée à lui. J’aimerais refuser l’héritage. Mais je ne sais pas si j’aurai le courage de m’éloigner de tout ça, ou de son argent par exemple » —.

3. Rupture d’avec les grands-parents maternels. Depuis quelques années déjà, Véronique a commencé à détester la grand-mère maternelle. Il faut dire que, depuis sa naissance et pour des histoires d’argent, ses parents avaient rompu avec les grands-parents maternels. Cette grande rupture familiale, Véronique l’a vécue en elle-même, dans sa chair. Elle s’est fait elle-même l’objet et le corps de la dispute. Elle ne retient que le fait que ce soit lors de sa naissance à elle qu’une telle rupture a pu être produite. Ainsi, à l’âge de 15 ans, à peine quelques mois après les avoir finalement rencontrés, Véronique déclenche ses crises alimentaires comme pour donner corps à une punition qui s’impose, comme pour mettre en scène ce que l’Autre a toujours refusé, comme pour demander dans sa chair même un bout de castration orale[9]. Cet abandon radical à elle-même se réalise dans ce qu’il y a de plus primaire : les soins du nourrisson, le rapport à l’oralité. La relation pathologique à la nourriture est ainsi pris dans les signifiants des grands-parents sous la forme impérative du « mange, mon enfant », laquelle se substitue à l’absence d’amour.

4. Rupture d’avec les conditions habituelles de vie. Chronologiquement, Véronique situe la cristallisation de son symptôme lors d’un long séjour d’études à l’étranger. Naturellement, là-bas les conditions alimentaires habituelles ont été temporairement rompues. Mais cela n’est pas la raison la plus importante. En fait, Véronique commence à s’adonner à la compulsion à manger précisément chez une des soeurs de son père vivant pauvrement à l’étranger et « chez qui la nourriture était très difficile à avaler ».

Avant cet épisode, cependant, il y a une autre rupture d’avec ses conditions habituelles de vie qui prépare efficacement la cristallisation du symptôme. Jusqu’à ses 15 ans, juste avant ses crises, Véronique avait été une grande sportive accumulant les mérites et les titres de championne de tennis. Lors de ces compétitions, elle était devenue forcément boulimique d’énergies, de dépenses caloriques et de relations mondaines, et tout cela la maintenait dans une situation de stabilisation psychique. Les problèmes ont néanmoins commencé quand cet engrenage socio-sportif s’est subitement arrêté — « dans le monde de la compétition, les sportifs sont surprotégés. Le côté relationnel et social devient très facile. Mais quand on arrête, on voit la difficulté et la fragilité des relations. C’est là qui est commencé la boulimie » —.

Bien évidemment, tous ces événements préparent efficacement la cristallisation du symptôme anorexique hystérique mais ne l’expliquent pas, c’est-à-dire qu’ils ne se confondent pas avec la cause déterminante du symptôme. Il faut aussi souligner que l’importance n’est pas à donner aux événements de la réalité en eux-mêmes, mais bien aux éléments de langage (signifiants) qui représentent tels événements ainsi qu’à l’objet qui leur accorde la valeur traumatique qu’ils jouent dans le fantasme (objet a). Car si pour Freud prendre en compte les événements de la réalité « est exact », il n’empêche qu’il ne faut pas surestimer la réalité en détriment de la force du fantasme[10].

Chez Véronique, la série de ruptures d’avec les parents, les grands-parents maternels et le monde sportif ont pu jouer le rôle de facteurs psychiques de cristallisation lorsqu’ils ont été en connexion avec une valeur traumatique, qui s’est déplacée des uns aux autres depuis un premier événement traumatique.

Par ailleurs, la plupart de ces facteurs traumatiques de rupture, nous l’avons vu, ont eu comme caractéristique commune la référence à des conditions alimentaires ou à des représentants de l’oralité. L’explication se trouve dans la valeur traumatique, voire dans le retour du refoulé, qui fait partie d’un premier événement traumatique ayant une connotation sexuelle et orale.

En effet, le principal facteur de cristallisation du symptôme de Véronique se trouve être un traumatisme sexuel subi à l’âge de 11 ans. Un « boucher » — et là, le terme boucher n’est pas pour rien dans la valeur de cristallisation du symptôme oral —, ami des parents de Véronique, dormît chez eux dans une chambre près de la sienne. La nuit, il entra dans sa chambre et lui caressa les seins et le sexe.

Nous devons noter également l’incidence, dans l’anorexie bipolaire hystérique, de la pulsion scopique ensemble avec la classique pulsion orale. En effet, en cherchant à s’identifier aux insignes du cadavre et aux formes phalliques du corps, le sujet anorexique tente, tout en refusant le côté féminin du corps, d’effectuer une opération de monstration de sa propre jouissance devant le spectacle du monde.  Le sujet, n’étant pas dupe de ces effets chez l’Autre, joue et jouit d’eux en générant parfois des scènes conflictuelles d’une grande violence[11].

À cet égard, dans ce cas de bipolarité anorexie-boulimie, il n’y a pas qu’une seule forme de fantasme privilégié mais plutôt une forme de fantasme condensé, ou un complexe fantasmatique incluant plusieurs pulsions connectées autour d’un point nodal où se cristallise le symptôme. D’une part, le caractère oral du fantasme est prévalent dans les références signifiantes à l’objet alimentaire dans l’histoire infantile et pubertaire, surtout dans la relation à la mère (comme le gavage, le rapport particulier au lait maternel et à ses substituts, les impératifs nourriciers des parents), mais aussi dans les stimulations buccales à l’âge adulte par d’objets transitionnels vieillis.

D’autre part, la pulsion orale d’incorporation est correlée à un fantasme sadique oral (dans les vomissements par exemple) ainsi qu’anal (lors du gonflement excessif et volontaire des appareils digestif et excrétoire). Il est ainsi à remarquer que les fantasmes masturbatoires ont un double caractère, oral et anal.

Mais d’autre part encore, la pulsion scopique est aussi très présente dans l’expérience de la monstration, laquelle s’accompli dans la mise en spectacle de la maigreur comme forme cadavérique du corps et comme allégorie du phallus ; dans l’hyperactivité, comme c’est le cas lors des épisodes boulimiques de travail ; mais aussi dans une pauvreté omniprésente de la jouissance phallique que nous pouvons qualifier par le terme d’anorexie sexuelle.

Toutes ces mises en scène fantasmatiques de la pulsion scopique véhiculent de façon nette le refus du corps à la jouissance phallique. Si le refus du corps est ainsi adressé à l’Autre du regard, c’est que, pour l’anorexique hystérique, le fantasme scopique vis-à-vis de son corps est devenu plus important que ses troubles concernant l’objet oral (aliment)[12]. Simplement, encore une fois, il ne s’agit pas là de son corps réel mais d’un corps extrêmement érotisé et mis en scène devant le regard de l’Autre.

Sans doute, l’anorexique joue de son corps dans les trois registres possibles de la structure[13]. Elle présente un trouble imaginaire, dans le refus de son propre corps devant les phénomènes en miroir et devant le spectacle du monde ; elle exprime une puissante perturbation symbolique du corps, dans son inertie identificatoire au cadavre ; mais elle souffre également d’une jouissance réelle du corps, dans la déchéance volontaire de sa chair sur laquelle elle opère une sorte de castration réelle par le refus et la conversion.

Notes

1 WAJEMAN, G., Le Maître et l’hystérique. Navarin, Paris, 1982, pp. 237-238.

2 Ibid., p. 243.

3 LACAN, J., Le Séminaire, Livre XVI : D’un Autre à l’autre (1968-1969), inédit,  séance du 23 juin 1969, p. 407.

4 MILLER, G., « La Seconde entrée en analyse », Ornicar?, n° 48. Navarin, Paris, 1989, p. 90 : « le moment crucial dont je parle, ce n’est pas seulement la rencontre avec le réel. C’est  aussi celle avec l’aseptie du symbolique, avec ce lieu vidé de toute utilité, au-delà de tout usage, au-delà du réel aussi, situant l’être parlant dans une dimension où lui-même n’est plus qu’un symbole — un cadavre. »

5 WAJEMAN, Le Maître et l’hystérique, op. cit., p. 13.

6 LACAN, J., Le Séminaire, Livre XVII : L’Envers de la psychanalyse (1969-1970). Seuil, Paris, 1991, p. 48.

7 Ibid., p. 110.

8 RADÓ,  S., «The Problem of melancholia», International Journal of Psychoanalysis, Vol. IX, 1928, p. 427.

9 LACAN, J., « Petit discours aux psychiatres » (1967), Cercle psychiatrique d’Henri Ey, Hôpital St Anne, La Bibliothèque freudienne, Paris, 1982, p. 22.

10 FREUD, S., « Sur l’étiologie de l’hystérie » (1896),  Oeuvres complètes, Volume III (1984-1989). PUF, Paris, p. 163, note de 1924.

11 BRUSSET, B., Psychopathologie de l’anorexie mentale. Dunod, Paris, 1998, p. 84 : « chez les parents, la restriction alimentaire, les changements dans les attitudes de leur fille vis-à-vis d’eux, la maigreur et surtout le risque de mort, produisent des effets souvent dramatiques, sinon traumatiques. »

12 BRUCH, H., Les Yeux et le  ventre, l’obèse et l’anorexique. Payot, Paris, 1975. CF. aussi : BRUCH, H., L’Énigme de l’anorexie : la cage dorée. PUF, Paris, 1983.

13 Nous prenons là la distinction lacanienne rappelée par J.-A. Miller entre corps imaginaire, chair réelle et cadavre symbolique. Cf. IRMA (ouvrage collectif), « Corps, chair, cadavre », La Psychose ordinaire. La Convention d’Antibes. Agalma, Paris, 1999, pp. 315-320.

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